L’achat de sa propre maison au Québec devient de moins en moins accessible. Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (QPAREB), au deuxième trimestre de 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée dans la province a atteint 523 250 dollars, soit 5 % de plus qu’un an plus tôt. Dans le même temps, le volume des ventes a continué de diminuer.
Pour comprendre quel revenu est nécessaire pour acheter un logement, des spécialistes ont calculé le salaire annuel minimal permettant d’acquérir une maison au prix médian dans différentes villes du Québec. Les calculs sont fondés sur les exigences standard des prêteurs hypothécaires canadiens.
En bref
- 523 250 dollars.
- 5 %.
- 120 741 dollars par an.
- Thetford Mines, la plus chère étant Saint-Sauveur.
Comment le revenu nécessaire a-t-il été calculé ?
Les conditions suivantes ont été utilisées dans les calculs :
- 5 %;
- 25 ans;
- 5 % sur les premiers 500 000 dollars de la valeur;
- 10 % sur la part au-delà de 500 000 dollars;
- les dépenses de logement ne doivent pas dépasser 35 % du revenu annuel brut.
Par ailleurs, les calculs n’incluaient pas :
- les taxes municipales;
- le chauffage;
- les services publics;
- les prêts personnels et autres obligations de dette.
Par conséquent, le revenu réellement nécessaire pour de nombreuses familles peut s’avérer encore plus élevé.
Où acheter une maison au meilleur prix ?
Les marchés immobiliers les plus abordables parmi les villes présentées :
| Ville | Prix médian de la maison | Revenu minimal |
|---|---|---|
| Thetford Mines | 245 000 $ | 46 412 $ |
| Baie-Comeau | 275 000 $ | 52 095 $ |
| Shawinigan | 316 500 $ | 59 957 $ |
| Sept-Îles | 320 000 $ | 60 620 $ |
| Rivière-du-Loup | 337 500 $ | 63 935 $ |
Où le logement est-il le plus cher ?
Le niveau de revenu le plus élevé est requis dans les banlieues prisées de Montréal et les zones touristiques des Laurentides.
| Ville | Prix médian de la maison | Revenu minimal |
|---|---|---|
| Saint-Sauveur | 647 400 $ | 121 172 $ |
| Montréal (agglomération) | 645 000 $ | 120 741 $ |
| Sainte-Adèle | 557 500 $ | 105 038 $ |
| Sainte-Agathe-des-Monts | 534 200 $ | 100 856 $ |
| Gatineau | 523 500 $ | 98 936 $ |
Combien faut-il gagner dans les plus grandes villes ?
- Montréal — une maison coûte en moyenne 645 000 dollars, le revenu requis est de 120 741 dollars par an.
- Québec — 478 000 dollars, revenu — 90 551 dollars.
- Sherbrooke — 490 000 dollars, revenu — 92 824 dollars.
- Granby — 510 000 dollars, revenu — 96 513 dollars.
- Gatineau — 523 500 dollars, revenu — 98 936 dollars.
- Trois-Rivières — 405 250 dollars, revenu — 76 769 dollars.
- Saguenay — 370 000 dollars, revenu — 70 092 dollars.
Pourquoi est-ce important ?
Malgré une certaine baisse de l’activité des acheteurs, le coût de l’immobilier au Québec continue d’augmenter. Cela signifie que, pour acheter sa propre maison, la plupart des familles doivent disposer d’un revenu de plus en plus élevé.
L’écart entre les régions est particulièrement visible : si, à Thetford Mines, une famille peut acheter une maison avec un revenu d’environ 46 000 dollars par an, à Montréal ou à Saint-Sauveur, il faut déjà plus de 120 000 dollars de revenu annuel.
Questions fréquemment posées
Les taxes foncières ont-elles été prises en compte ?
Non. Seuls les paiements hypothécaires et la mise de fonds minimale ont été inclus dans le calcul.
Pourquoi le revenu réellement nécessaire peut-il être plus élevé ?
Parce que les propriétaires doivent aussi payer les taxes municipales et scolaires, l’assurance habitation, le chauffage, les services publics et d’autres dépenses obligatoires.
Les prix continuent-ils d’augmenter ?
Oui. Selon la QPAREB, au deuxième trimestre de 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale au Québec a augmenté de 5 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Commentaire de l’auteur
Le marché immobilier du Québec devient de plus en plus contrasté. Alors qu’il y a encore quelques années, l’écart entre les régions était relativement modéré, il atteint aujourd’hui des dizaines de milliers de dollars de revenu annuel nécessaire. Pour de nombreux acheteurs, cela signifie qu’au moment de choisir leur propre maison, il faut de plus en plus souvent se baser non seulement sur le travail ou la qualité de vie, mais aussi sur l’accessibilité financière d’une région donnée. C’est précisément pourquoi les petites villes du Québec continuent d’attirer ceux qui rêvent d’avoir leur propre maison, mais ne sont pas prêts à payer le « prix montréalais ».





