Lev Golberg informe : Renouvellement hypothécaire. Que faire si le paiement augmente

Si vous renouvelez votre contrat hypothécaire cette année, vous n’êtes pas seul. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, environ 1,15 million de ménages canadiens arriveront à l’échéance d’un renouvellement en 2026 — l’une des plus grandes vagues de renouvellements de l’histoire du pays. Et la plupart d’entre eux…

Si vous renouvelez votre contrat hypothécaire cette année, vous n’êtes pas seul. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, environ 1,15 million de ménages canadiens arriveront à l’échéance d’un renouvellement en 2026 — l’une des plus grandes vagues de renouvellements de l’histoire du pays. Et la plupart d’entre eux feront face à une hausse des paiements : d’après l’estimation de la Banque du Canada, les détenteurs d’une hypothèque fixe de cinq ans paieront en moyenne 15–20 % de plus qu’en décembre 2024.

Dans le même temps, la Banque du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 2,25 %, invoquant la hausse des prix de l’énergie et la pression des tarifs américains. Il ne faut pas s’attendre à une baisse salvatrice du taux dans un avenir proche.

Que faire ? Voici cinq étapes pratiques.

1. Commencez à chercher des options 120 jours avant le renouvellement

C’est le conseil le plus sous-estimé. La plupart des prêteurs proposent de bloquer un taux quatre mois avant la date de renouvellement — vous obtenez ainsi un taux garanti tout en conservant la possibilité de continuer à chercher si les taux baissent.

Renouveler automatiquement le contrat avec la même banque selon les conditions reçues par la poste — c’est presque toujours une erreur. La première offre est rarement la meilleure. Selon Equifax Canada, 56 % des emprunteurs hypothécaires prévoient d’envisager un changement de prêteur au moment du renouvellement.

Changement important : depuis novembre 2024, lors d’un passage à un nouveau prêteur au renouvellement, vous n’avez généralement plus besoin de passer le test de résistance fédéral. C’est considérable si, depuis la souscription initiale de l’hypothèque, votre revenu ou votre historique de crédit a changé.

2. Évaluez honnêtement l’ensemble de votre situation financière

Avant de verrouiller un taux plus élevé pour cinq ans, calculez l’ensemble du budget du ménage, et pas seulement la ligne « hypothèque ». Si le nouveau paiement absorbe une part du revenu plus importante que ce que vous pouvez soutenir durablement, une amortisation plus longue ou une autre structure de terme peut s’avérer plus importante que la course au taux minimal.

C’est le flux de trésorerie qui vous évite la crise — pas un taux nominalement bas.

3. Choisissez le terme en fonction de votre flux de trésorerie, pas des prévisions

Un terme court — par exemple trois ans — permet de revenir au renouvellement plus tôt, ce qui est avantageux si les taux baissent. Un terme de cinq ans assure la stabilité des paiements — c’est important si le budget est serré et que vous ne pouvez pas vous permettre de surprises. Un taux variable ajoute de la flexibilité, en permettant de sortir du contrat en cas de baisse importante des taux.

Il n’existe pas de réponse universellement correcte. Choisissez non pas en fonction d’hypothèses sur l’évolution des taux, mais en fonction du degré d’incertitude que vous pouvez réellement supporter.

4. Demandez de l’aide au prêteur — avant que les problèmes n’apparaissent

Si le nouveau paiement ne rentre vraiment pas dans votre budget, n’attendez pas le premier retard. L’Agence de la consommation en matière financière du Canada a fixé dès juillet 2023, pour les prêteurs sous réglementation fédérale, des obligations de soutien aux emprunteurs en difficulté : renonciation aux pénalités de remboursement anticipé, suppression des frais internes, interdiction de facturer des intérêts sur les intérêts, prolongation de l’amortissement.

Le problème, c’est que les banques ne proposent pas toujours ces outils d’elles-mêmes — il faut les demander. Le meilleur moment pour en parler, c’est avant d’être en crise, pas après. Selon un sondage de TD, 67 % des propriétaires ressentent de l’anxiété à l’approche du renouvellement, et 56 % réduisent déjà les dépenses du ménage pour faire face à la hausse des paiements.

5. Profitez du renouvellement pour assainir d’autres dettes

Le renouvellement est l’un des rares moments où l’on peut refinancer et restructurer une dette sans pénalités. Si vous avez des dettes de carte de crédit ou une marge de crédit à taux élevé, les intégrer à une hypothèque refinancée peut vous faire économiser des milliers de dollars par an.

Réserve : vous échangez une dette à court terme contre une dette à long terme. Cela ne fonctionne que si vous changez réellement le comportement qui a généré la dette de carte. Sinon, dans deux ans, vous vous retrouverez au même point — mais avec une hypothèque plus élevée.


La vague de renouvellements en 2026 ne disparaîtra pas, et l’environnement macroéconomique ne vous fera pas de cadeau. Mais vous avez plus d’outils que vous ne le pensez. Commencez vos recherches tôt, évaluez lucidement l’ensemble de votre situation financière, choisissez un terme adapté à votre tolérance à l’incertitude — et demandez de l’aide au prêteur si nécessaire. La pire chose à faire, c’est de signer ce qui est arrivé par la poste.

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