Rénover plutôt que déménager : les Québécois maintiennent le cap malgré la crise

Le marché de la rénovation résidentielle au Québec fait preuve d’une résilience inattendue dans un contexte d’instabilité économique qui a pesé sur les budgets des ménages. C’est la principale conclusion de la dernière étude annuelle de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).Selon le cinquième…

Le marché de la rénovation résidentielle au Québec fait preuve d’une résilience inattendue dans un contexte d’instabilité économique qui a pesé sur les budgets des ménages. C’est la principale conclusion de la dernière étude annuelle de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

Selon le cinquième sondage de l’organisation, publié lundi, 64 % des propriétaires maintiennent leurs projets de rénovation et comptent entreprendre les travaux au cours des trois prochaines années. L’indicateur a pratiquement peu changé par rapport à 2024, où il s’établissait à 65 %.

Si, il y a un an, le marché était soutenu par la baisse des taux d’intérêt, la situation est désormais différente : les propriétaires tendent de plus en plus à la prudence. Les principaux freins cités sont un budget insuffisant (49 %), les prix élevés des matériaux de construction (27 %) et l’incertitude économique générale.

Néanmoins, la structure des travaux envisagés demeure stable. Les travaux intérieurs dominent nettement — 75 % des répondants. En deuxième position : les travaux à l’extérieur de la maison (48 %), et la liste se termine par les agrandissements et les réaménagements (8 %).

Le budget moyen consacré à la rénovation se maintient globalement à 32 000 dollars canadiens. Les travaux intérieurs coûtent en moyenne 24 000 dollars, les travaux extérieurs 18 000, tandis que les agrandissements et les transformations nécessitent déjà environ 68 000 dollars.

L’APCHQ observe également une tendance durable à la modernisation énergétique des logements : les Québécois sont de mieux en mieux informés des programmes de soutien gouvernemental et ressentent de plus en plus vivement la nécessité de réduire la consommation d’énergie. Toutefois, le coût élevé de ce type de travaux demeure un obstacle majeur.

« Malgré l’incertitude, les Québécois ne renoncent pas à leurs projets — ils s’adaptent. La rénovation devient de plus en plus une véritable alternative à l’achat d’un nouveau logement », souligne l’APCHQ.

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