Selon l’indice RPS-Wahi publié lundi, les prix nationaux de l’immobilier ont reculé de 3 % sur un an — la baisse s’est accélérée par rapport aux mois précédents.
Le marché immobilier canadien continue de se refroidir. En mars, les prix nationaux du logement ont chuté de 3 % sur un an — un recul plus marqué qu’en janvier et février, où une baisse de 2 % avait été enregistrée. Les analystes expliquent ce repli plus profond par l’élargissement de la géographie des baisses de prix : déjà six des treize grands marchés du pays affichent une dynamique négative.
Halifax rejoint le club des marchés en baisse
Le nouvel entrant sur cette liste est Halifax — les prix y ont reculé de 2 % sur un an. Dès février, Ottawa était devenu le cinquième marché en territoire négatif. Halifax l’a désormais rejointe, complétant la liste des villes où le logement devient moins cher : Hamilton (-8 %), Toronto (-7 %), Vancouver (-5 %), Victoria (-9 %) et Ottawa (-3 %).
« Le marché canadien du logement traverse un processus de rééquilibrage », a commenté l’économiste de RPS-Wahi Ryan McLaughlin. Selon lui, Halifax, comme d’autres marchés autrefois surchauffés, revient plutôt à des conditions équilibrées qu’il n’entre dans une phase de repli marqué.
Les Prairies se refroidissent, le Québec devance tout le monde
Les marchés des provinces des Prairies, qui figuraient encore récemment parmi les plus dynamiques du pays, ont nettement ralenti. Edmonton et Calgary ont enregistré une modeste hausse de 1 % sur un an, Saskatoon et Regina — de 2 % chacune.
Dans ce contexte, le Québec se démarque nettement. Montréal a affiché une hausse annuelle des prix de 9 %, et Québec — de 12 %. L’écart entre les marchés québécois et le reste du pays continue de se creuser.
Les maisons en rangée et les condos baissent le plus
La faiblesse des prix a touché tous les types de logements, mais à des degrés différents. Les maisons en rangée ont le plus baissé — moins 7 % sur un an, devançant légèrement les condominiums, en recul de 6 %. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, ce sont les condos qui menaient la baisse — les maisons en rangée ne les ont rattrapés que ces derniers mois. Les maisons jumelées ont perdu 4 %, les maisons individuelles ont reculé de 3 % — la plus faible baisse parmi toutes les catégories.
L’incertitude empêche les prévisions
Les perspectives du marché restent floues. « L’incertitude macroéconomique et une situation géopolitique en évolution rapide ne permettent pas de prédire avec confiance la direction du marché », a reconnu McLaughlin, ajoutant que l’indice RPS-Wahi continuerait de servir d’indicateur avancé de la situation.





