Vous envisagez d’acheter un bien immobilier à Montréal cet été ? Avant de tomber amoureux d’une maison hors de portée, regardons les chiffres.
Le marché respire, mais ne baisse pas
Le 6 mai, l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a publié de nouvelles statistiques sur l’agglomération de Montréal pour avril 2026.
En avril, 4 744 transactions résidentielles ont été conclues — soit 7 % de moins qu’un an plus tôt. Néanmoins, l’activité reste proche de la moyenne des dix dernières années. Le nombre d’inscriptions actives sur Centris a atteint 20 959 — neuvième hausse consécutive et + 15 % sur un an. Les acheteurs ont nettement plus de choix qu’auparavant.
— La demande est freinée par l’incertitude économique et le niveau élevé des prix à Montréal, ce qui continue de poser un sérieux problème d’accessibilité, surtout pour les premiers acheteurs, — a souligné Camille Laberge, économiste en chef de l’APCIQ.
Prix médians en avril 2026
Maison unifamiliale — 645 000 $, copropriété — 425 000 $, plex (2 à 5 logements) — 865 000 $.
Combien faut-il gagner pour acheter une maison à 645 000 $ ?
Les institutions financières recommandent que l’ensemble des dépenses liées au logement — paiement hypothécaire, taxes municipales, chauffage et assurance — ne dépasse pas 35 % du revenu annuel brut.
Avec une mise de fonds minimale et un taux de 4,5 % sur 25 ans, le calcul ressemble à ceci :
Mise de fonds minimale : 5 % sur les premiers 500 000 $ = 25 000 $, plus 10 % sur les 145 000 $ restants = 14 500 $. Total : 39 500 $.
Montant à financer : 605 500 $.
Paiement hypothécaire mensuel : environ 3 350 $.
Revenu annuel nécessaire : de 115 000 à 117 000 $.
Combien faut-il gagner pour acheter une copropriété à 425 000 $ ?
Mise de fonds minimale : 5 % = 21 250 $.
Montant à financer : 403 750 $.
Paiement mensuel : environ 2 235 $.
Revenu annuel nécessaire : de 77 000 à 79 000 $.
Autrement dit, pour acheter le type de logement le plus abordable de l’agglomération — la copropriété — il faut gagner près de 80 000 $ par an. Pour une maison unifamiliale, la barre monte à 115 000 $, ce qui dépasse largement le revenu moyen de la plupart des familles montréalaises. Le problème d’accessibilité au logement dans la métropole reste bien réel — surtout pour ceux qui arrivent sur le marché pour la première fois.





