Le marché immobilier du Grand Montréal a continué de se contracter en juillet 2026 : les ventes ont chuté de 10 % sur un an, tandis que les stocks ont augmenté de 17 %, ce qui indique un passage d’un marché « chaud » à une phase de correction en faveur des acheteurs.
Chiffres clés de juillet 2026 (QPAREB / Centris)
- Ventes : 3 338 transactions, –10 % par rapport à juillet 2025 ; il s’agit de la cinquième baisse mensuelle consécutive et de la plus marquée depuis février 2026.
- Nouvelles inscriptions : 5 260, +4,1 % sur un an.
- Stocks actifs : 19 790 unités, +17 % par rapport à l’an dernier et +9 % au-dessus de la norme historique de juillet.
- Structure de l’offre : copropriétés +20 %, plex +14 %, maisons unifamiliales +13 %.
Prix : la hausse se maintient, mais le délai de vente s’allonge
Malgré l’affaiblissement de la demande, les prix médians ont continué d’augmenter pour tous les types de biens immobiliers.
- Plex : 865 000 $, +6,1 % a/a ; délai moyen de vente — 46 jours (–8 jours).
- Maisons unifamiliales : 650 000 $, +4 % a/a ; 38 jours sur le marché (+3 jours).
- Copropriétés : 431 500 $, +1,5 % a/a ; 55 jours (+9 jours).
Ce que disent les analystes de la QPAREB
- Camille Laberge (directrice adjointe du service d’analyse de marché de la QPAREB) souligne que la pression de l’offre dans le segment des copropriétés, auparavant concentrée dans les quartiers centraux de l’île, s’étend désormais à des secteurs moins centraux de l’île, ainsi qu’à la Rive-Sud, à Laval et à la Rive-Nord.
- Hélène Bégin (économiste principale à la QPAREB) relie la trajectoire du marché non seulement au cycle immobilier, mais aussi à un changement démographique : le durcissement des règles d’immigration entraîne une baisse de la population de la RMR de Montréal, ce qui refroidit la demande pour tous les types de logements.
Contexte : l’indice Tardif et le « marché d’acheteurs »
L’indice Tardif indépendant (Endurance Groupe Immobilier) pour l’île de Montréal a enregistré en juillet 2026 une valeur de 24,5/100, ce qui correspond à un « léger marché d’acheteurs ». Les relevés hebdomadaires montrent une baisse des ventes de 8 à 17 % a/a et une hausse des inscriptions en retard, surtout dans le segment des copropriétés ; toutefois, les plex de 2 à 4 unités restent plus proches d’un « marché de vendeurs » (SNLR ~73,7 %).
Ce que cela signifie pour les acheteurs et les vendeurs
- Pour les acheteurs : plus de choix, moins d’urgence, une marge de négociation ; le segment des copropriétés est le plus « saturé » par l’offre.
- Pour les vendeurs : une tarification réaliste et la préparation du bien sont essentielles ; dans les copropriétés, la concurrence augmente, tandis que dans les plex la demande demeure pour l’instant plus stable





