Le rêve d’avoir sa propre maison demeure, pour de nombreux résidents du Québec, l’un des principaux objectifs de vie. Cependant, dans un contexte de prix immobiliers élevés, de plus en plus d’acheteurs se demandent : quel revenu est nécessaire aujourd’hui pour acquérir un logement ?
Selon les dernières données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), l’accessibilité au logement varie considérablement selon la région. Pour estimer le revenu minimal requis, on a utilisé la règle recommandée par le gouvernement du Canada : les dépenses de logement ne doivent pas dépasser 35 % du revenu brut du ménage.
Les calculs reposent sur les conditions suivantes : une mise de fonds minimale de 5 % pour une propriété d’une valeur allant jusqu’à 500 000 dollars et de 10 % sur la portion du montant au-delà de ce seuil, un taux hypothécaire de 4,5 % et une période d’amortissement de 25 ans.
Montréal demeure le marché le plus cher
Sur l’île de Montréal, le prix médian d’une maison unifamiliale a atteint 780 000 dollars. Pour acheter un tel logement, une famille aura besoin d’un revenu annuel d’au moins 138 550 dollars. Malgré les prix élevés, le nombre de ventes en mai a diminué de 15 % par rapport à l’an dernier, ce qui peut indiquer un certain refroidissement du marché.
Des banlieues plus abordables
À Laval, le coût médian d’une maison s’est établi à 627 000 dollars, et le revenu minimal requis est estimé à 112 286 dollars par an.
Sur la Rive-Sud de Montréal, le prix moyen a atteint 650 000 dollars. Pour acheter une telle maison, il faudra un revenu d’environ 116 200 dollars par an. Par ailleurs, le nombre de propriétés disponibles a augmenté de 11 %, ce qui élargit le choix des acheteurs.
La Rive-Nord de Montréal demeure l’un des secteurs les plus abordables du Grand Montréal. Ici, le prix médian d’une maison est de 606 000 dollars, et le revenu requis est d’environ 108 700 dollars par an.
Dans la région de Vaudreuil-Soulanges, le prix d’une maison unifamiliale a atteint 629 500 dollars. Pour l’acquérir, il faudra un revenu d’au moins 112 731 dollars. En un an, les prix y ont augmenté de 5 %, et le nombre de transactions a progressé de 9 %.
L’un des marchés les plus abordables aux alentours de Montréal demeure Saint-Jean-sur-Richelieu. Le coût moyen d’une maison y est de 573 450 dollars, et le revenu requis est d’environ 103 166 dollars par an.
La région de Québec est nettement plus abordable
Dans l’agglomération de la ville de Québec, le prix médian d’une maison unifamiliale est de 486 500 dollars. Pour l’acheter, une famille aura besoin d’un revenu d’environ 88 183 dollars par an. Même malgré une hausse des prix de 7 % au cours de la dernière année, le marché demeure nettement plus abordable qu’à Montréal.
Dans les banlieues nord de Québec, le coût moyen d’une maison a atteint 529 000 dollars, et le revenu requis est estimé à 95 589 dollars.
La région la plus abordable parmi celles examinées est la Rive-Sud de Québec. Ici, le prix médian d’une maison unifamiliale est de 425 000 dollars, et le revenu annuel minimal pour l’achat est d’environ 77 006 dollars. Au cours de la dernière année, les prix n’ont augmenté que de 1 %, ce qui fait de ce marché l’un des plus stables de la province.
Où est-il le plus facile d’acheter une maison ?
Si l’on se base uniquement sur le niveau de revenu, les régions les plus abordables aujourd’hui sont la Rive-Sud de Québec, l’agglomération de Québec et les banlieues nord de la capitale. En revanche, l’île de Montréal demeure le marché immobilier le plus cher de la province et exige presque deux fois plus de revenus que certaines régions autour de Québec.
Pour de nombreuses familles qui rêvent d’avoir leur propre maison, les villes situées à l’extérieur de Montréal deviennent une alternative de plus en plus attrayante, où le logement reste nettement plus abordable, tandis que la qualité de vie demeure élevée.





