Le marché de la revente de logements au Québec en 2025 a montré une activité exceptionnelle : 97 214 transactions — le troisième résultat de l’histoire de la province et une augmentation de 8 % par rapport à 2024, et tous les RMR ont connu une hausse, tandis que le déficit d’offres a continué à faire monter les prix.
Chiffres clés et régions les plus dynamiques
- 97 214 objets revendus en 2025 — ne sont dépassés que par les années « pandémiques » 2020 et 2021 (+8 % par rapport à 2024).
- Tous les RMR en hausse : Drummondville (+11 %), Sherbrooke (+9 %), Montréal et Saguenay (+8 %), Trois-Rivières et Québec (+5 %), Gatineau (+3 %).
- Dans les petites agglomérations, le pic est encore plus fort : Salaberry-de-Valleyfield (+21 %), Rimouski (+18 %), Rivière-du-Loup (+16 %), Mont‑Tremblant (+15 %).
Déficit d’offres et « marché sous stéroïdes »
- Le nombre moyen d’objets actifs — 35 279, ce qui est 2 % de moins qu’en 2024 et nettement inférieur aux 50 000+ habituels de la dernière décennie.
- À Val‑d’Or, à la fin de 2025, il ne restait que 85 annonces actives (–34 % par rapport à 2024), ce qui montre clairement l’ampleur du déficit structurel.
- Selon l’APCIQ (Charles Brant), la combinaison de la baisse des taux et de l’augmentation de la durée maximale d’amortissement de 25 à 30 ans a soutenu le pouvoir d’achat et un rythme élevé de transactions, malgré un léger refroidissement au quatrième trimestre.
Un marché à deux vitesses : maisons vs condos
- Dans le contexte d’un déficit général, la pression est maximale sur les maisons et les plex : les prix médians en 2025 ont atteint environ 495 000 $ pour les unifamiliales (+8 %) et 685 000 $ pour les plex (+13 %).
- Le segment des condominiums a « freiné » au quatrième trimestre : les ventes ont chuté de 9 %, tandis que les annonces actives ont augmenté de 14 % ; néanmoins, le prix médian a tout de même augmenté de 3 % pour atteindre 400 000 $.
Le rôle de la Loi 16 et les tensions régionales
- L’entrée en vigueur de la Loi 16 (carnet d’entretien obligatoire, étude du fonds de prévoyance, attestation de l’état de la copropriété) a compliqué la vie des vendeurs de condos et a probablement été l’un des facteurs de ralentissement à la fin de l’année.
- Selon Camille Laberge (APCIQ), dans la plupart des régions métropolitaines, la combinaison d’une croissance soutenue des ventes et d’une réduction de l’inventaire, en particulier à Québec, Saguenay et Drummondville, a entraîné des hausses de prix « particulièrement marquées ».





