La guerre commerciale qui a inquiété les acheteurs de logements et sapé le marché immobilier n’a pas de fin

Une des principales nouvelles économiques de l’année pour le Canada semble se prolonger jusqu’en 2026 : la guerre commerciale qui a inquiété les acheteurs de logements et sapé les prévisions du marché immobilier n’a pas de fin. Il y a déjà un an, Donald Trump, alors président élu des États-Unis,…

Une des principales nouvelles économiques de l’année pour le Canada semble se prolonger jusqu’en 2026 : la guerre commerciale qui a inquiété les acheteurs de logements et sapé les prévisions du marché immobilier n’a pas de fin.

Il y a déjà un an, Donald Trump, alors président élu des États-Unis, a promis d’imposer d’énormes tarifs sur les produits canadiens — le début d’une saga qui a dominé les titres de 2025. Une série de reports de tarifs et d’exemptions pour les produits conformes à l’ACEUM (Accord Canada–États-Unis–Mexique) a éloigné les pires craintes des marchés financiers, bien qu’elle ait contraint de nombreux acheteurs potentiels de logements à se retirer en raison de doutes sur l’économie.

L’incertitude persistante et les craintes concernant le marché du travail pèsent sur les perspectives de logement à Toronto, note le Toronto Regional Real Estate Board (TRREB), soulignant la nécessité de changements positifs dans le commerce pour relancer les ventes. Les perspectives d’un accord commercial sont encore lointaines : les négociateurs ont à peine progressé après que Trump a rompu le dialogue en raison des publicités anti-tarifs de l’Ontario aux États-Unis. Le Premier ministre Mark Carney a déclaré sans détour que les tarifs, sous une forme ou une autre, resteront.

Les Canadiens s’habituent progressivement à une économie tumultueuse. L’incertitude a maintenu le marché du logement en « mode attente » cette année, a déclaré le président de REMAX Canada, Don Kottick. Il est déçu par l’absence d’accord fédéral avec les États-Unis et ne voit pas de chances de percée d’ici la fin de l’année. Cependant, l’espoir réside dans l’adaptation des Canadiens à la volatilité, qui devrait persister en 2026. Un facteur utile : une série de baisses de taux par la Banque du Canada (de 275 points de base depuis juin 2024) a rendu les hypothèques moins chères. « Les Canadiens se sont résignés à l’incertitude. La baisse des taux a ramené certains sur le marché, mais une pause est maintenant attendue jusqu’au T1–T2 2026. Les acheteurs disent : « C’est la nouvelle norme » — et commencent à tester le marché ».

En 2026, les acheteurs auront plus de choix : les annonces augmentent, les prix baissent dans les grandes villes. Un sondage de REMAX montre qu’un quart des Canadiens attendent une baisse des prix, et une autre demi-point de baisse du taux de la Banque du Canada les incitera à acheter. Cependant, les travailleurs des secteurs touchés par les tarifs (comme Algoma, qui réduit de 40 % ses effectifs en raison de Trump) pourraient reporter leurs projets.

Dans d’autres secteurs, la situation est meilleure : les données de novembre sur l’emploi et la croissance ont dépassé les attentes, a noté le chef du TRREB, Jason Mercer. L’économie gère mieux les vents commerciaux, et les projets d’infrastructure pourraient renforcer la confiance des promoteurs.

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