Le marché canadien du logement a terminé l’année 2025 avec un refroidissement : les ventes en décembre ont chuté de 2,7 %, et l’indice MLS HPI a baissé de 0,3 %, bien que certaines régions aient continué à afficher une croissance impressionnante des prix.
Le Québec se distingue dans un contexte de déclin
Contrairement à l’Ontario et à la Colombie-Britannique, où les prix chutent en raison d’un excès d’offre et d’une crise d’accessibilité, les grands marchés du Québec ont grimpé : la croissance annuelle de l’indice MLS HPI a été de 5,9–17 %, avec des sauts mensuels en décembre. La ville de Québec est en tête avec +17 % en glissement annuel et +3,2 % en glissement mensuel, montrant une résilience malgré les vents contraires nationaux tels que l’incertitude économique et un marché du travail faible.
Les leaders régionaux de la croissance
- La ville de Québec surpasse le pays, confirmant sa réputation de « marché le plus résilient ».
- Saskatchewan et Manitoba se maintiennent bien : +6,2–6,9 % en glissement annuel selon l’indice HPI, grâce à un équilibre entre l’offre et la demande.
- Les provinces atlantiques connaissent principalement une croissance, tandis que Vancouver, Calgary et Toronto sont submergés par le poids de l’inventaire, renforçant le pouvoir de négociation des acheteurs.
Causes et prévisions de RBC
Robert Hogue (RBC Economics) relie le déclin national aux défis d’accessibilité, à la guerre commerciale et au ralentissement de l’immigration, qui ont interrompu la reprise après la baisse des taux de la Banque du Canada. Le volume total des transactions de revente a diminué de 1,9 % sur l’année. Prévisions : croissance modérée dans les Prairies, au Québec et dans l’Atlantique en 2025–2026, tandis que les prix nationaux dérivent à la baisse ; un véritable rebond dépend de la restauration de la confiance dans un contexte de faibles taux cycliques.





