Après quatre ans d’incertitude — de taux élevés, de drames politiques et de guerres commerciales — le marché immobilier canadien entre dans une phase de reprise durable. Les prix des maisons se sont stabilisés dans la plupart des régions, ont même diminué dans les grandes villes, l’offre augmente et les taux hypothécaires sont revenus à un niveau sain de 3–4 %.
Cependant, de nombreux acheteurs attendent encore le « moment idéal », manquant une fenêtre d’opportunités, écrit le président de Royal LePage dans ses prévisions récentes pour 2026.
« Le marché avance — silencieusement, mais sûrement », souligne l’expert. Les agents immobiliers notent le retour des jeunes familles : « La récession est derrière nous, il est temps de construire ». Au cours des dernières années, les hypothèques bon marché (en dessous de 3 %) sont devenues une anomalie des crises de 2008 et de COVID, tandis que les taux actuels sont la norme d’une économie équilibrée. La Banque du Canada ne prévoit pas de baisse brutale pour éviter l’inflation.
Prévisions des prix : Montréal stable, Québec en tête
Royal LePage prévoit une augmentation des prix moyens dans le pays de seulement 1 % en 2026 :
- Maisons individuelles : +2 %.
- Condos : -2,5 % (en raison de la baisse de l’immigration et des étudiants, ce qui réduira la demande de location).
Accent régionaux :
- Grand Montréal : +5 % — la demande est forte, malgré la correction sur l’île.
- Québec : +12 % — leader du Canada pour la deuxième année consécutive (pénurie d’offre + projets d’infrastructure).
- Calgary, Edmonton, Ottawa, Halifax : croissance modérée grâce à l’accessibilité.
- Toronto et Vancouver : baisse à un chiffre — une chance pour le segment premium.
- Gatineau : maisons +2 %, condos -3 % (pression d’Ottawa).
Pour les nouveaux venus — une fenêtre rare : moins de concurrence, plus d’inventaire, stabilité.
L’offre augmente, mais la pénurie est chronique
La SCHL enregistre des débuts de construction records en 2025 grâce au zonage. Cependant, Toronto et Vancouver ralentissent en raison de l’annulation de projets. L’auteur avertit : « Il ne faut pas se relâcher — la pénurie structurelle nécessite des années de construction disciplinée ». Des duplex et des maisons en rangée sont nécessaires — un équilibre entre densité et accessibilité, comme à Edmonton et Calgary.
La politique ouvre la voie
La stabilité du gouvernement fédéral (la confiance a augmenté) — une chance pour des réformes. Build Canada Homes (slogan de la campagne) — un pas en avant, mais le succès dépend de l’exécution. « Le marché a fait sa part, maintenant c’est au tour du gouvernement ».





