Les locataires du Québec s’attendent en 2026 à une nouvelle augmentation du loyer. Le Tribunal administratif du logement (TAL) a proposé une hausse estimée à 3,1 % — selon une nouvelle méthode de calcul présentée en début de semaine.
Selon l’Association des comités de logement et des associations de locataires du Québec (RCLALQ), c’est l’un des taux les plus élevés des vingt dernières années — à l’exception de 2024 (4 %) et 2025 (5,9 %). Pour la première fois, le taux est calculé sur la base de l’indice moyen des prix à la consommation des trois dernières années, ce qui, selon les autorités, rend la prévision plus stable et prévisible.
Cependant, comme le soulignent les défenseurs des droits des locataires, 3,1 % n’est qu’un « seuil minimal ». Les propriétaires pourront justifier une augmentation plus importante, en tenant compte des coûts de réparation, de l’augmentation des taxes municipales et des primes d’assurance.
À Montréal, où le loyer moyen d’un appartement de deux chambres est de 1346 dollars par mois, une telle augmentation signifie un ajout d’environ 42 dollars — pour atteindre 1388 dollars. Sur une base annuelle, cela représente plus de 500 dollars de dépenses supplémentaires pour une famille. Dans la ville de Québec, un appartement similaire coûtera environ 40 dollars de plus par mois.
La situation dans les résidences pour personnes âgées suscite une inquiétude particulière : une partie du loyer liée aux services pourrait augmenter de 6,7 %, selon le volume des services fournis.
Les organisations de locataires soulèvent à nouveau la question de la nécessité d’un contrôle strict et de la création d’un registre des loyers. Elles font référence à l’expérience de l’Ontario, où l’augmentation des loyers est limitée à 2,1 % en 2026 et ne dépasse pas 2,5 % depuis plus de dix ans.
En même temps, l’association des propriétaires immobiliers CORPIQ accueille favorablement la nouvelle formule. Selon eux, le système de calcul simplifié — qui ne prend désormais en compte que quatre facteurs clés au lieu de douze — aidera à réduire le nombre de litiges et de procédures judiciaires.
Cependant, pour des milliers de familles québécoises, la hausse imminente des loyers sera une nouvelle épreuve dans un contexte d’inflation élevée et de crise du logement aiguë. Et la question de l’accessibilité au logement revient au premier plan du débat public.





