Le marché immobilier du Québec va à l’encontre de la tendance générale canadienne

Le marché immobilier du Québec continue de se démarquer des tendances fédérales, montrant une résilience et une croissance face au ralentissement dans d’autres régions du pays. Le marché immobilier du Québec continue de se démarquer des tendances fédérales, montrant une résilience et une croissance face au ralentissement dans d’autres régions…

Le marché immobilier du Québec continue de se démarquer des tendances fédérales, montrant une résilience et une croissance face au ralentissement dans d’autres régions du pays.

Le marché immobilier du Québec continue de se démarquer des tendances fédérales, montrant une résilience et une croissance face au ralentissement dans d’autres régions du pays.

Tandis qu’une grande partie du Canada a connu un refroidissement du marché immobilier en 2025, le Québec a connu une activité étonnamment élevée — dans certaines régions, jusqu’à un véritable boom. Les ventes ont augmenté dans tous les segments, malgré l’incertitude économique et une forte réduction de l’offre.

Selon un rapport récent de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (QPAREB), l’année écoulée a été la troisième plus réussie de l’histoire. Le nombre de transactions a augmenté en moyenne de 8 pour cent par rapport à l’année précédente, tandis que les prix des logements ont augmenté d’environ 9 pour cent.

Un des facteurs clés de cette croissance a été des conditions de crédit favorables : la baisse des taux d’intérêt et des taux hypothécaires, ainsi que l’extension de la durée maximale d’amortissement des prêts hypothécaires. La forte augmentation des loyers a également joué un rôle important, incitant de nombreux locataires à acheter leur propre logement.

De plus, l’immobilier au Québec — aujourd’hui en avance par rapport aux marchés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique — reste significativement plus abordable. Cela rend la province attrayante pour les acheteurs chassés des marchés surchauffés d’autres régions. Il est important de noter qu’en raison de l’interdiction actuelle des acheteurs étrangers, la majorité de la demande est générée par des acteurs du marché locaux.

Le Québec, pittoresque, boisé et riche en patrimoine historique, est la plus grande province du Canada en superficie et la seule avec une majorité francophone — a de nouveau confirmé sa réputation de « non-conformiste » résilient face au ralentissement économique national.


Augmentation des prix et problème d’accessibilité

Cependant, le développement rapide du marché a aussi un revers. Selon Charles Brant, directeur de l’analyse de marché chez QPAREB, la hausse de l’activité « a aggravé le problème d’accessibilité au logement ».

« De plus en plus de ménages ont atteint le seuil de leur charge d’endettement, ce qui a ralenti le rythme des ventes au cours des derniers mois de l’année », a-t-il noté, ajoutant qu’en 2026, un refroidissement progressif du marché pourrait être possible.

Le ratio entre le nombre d’objets mis en vente et le nombre de ventes approche des niveaux historiquement bas, soulignant une grave pénurie d’offre et la formation d’un marché clairement favorable aux vendeurs.

Selon les prévisions de Brant, le faible niveau d’accessibilité, en particulier dans les régions du sud de la province, ainsi qu’une pénurie chronique d’objets, conduiront à un plateau du nombre de transactions dans de nombreux segments du marché. Cependant, les conditions continueront à soutenir la hausse des prix, même si celle-ci sera plus modérée.

Une évaluation similaire a été faite par l’Association canadienne de l’immobilier, notant que les prix au Québec continueront d’augmenter en 2026, mais « à un rythme significativement plus modéré qu’en 2025 ».


Québec — leader de la croissance

Selon les données de QPAREB pour l’année dernière et le début de 2026, la plupart des grandes agglomérations de la province affichent une croissance soutenue des ventes face à une forte réduction de l’offre.

Québec se distingue particulièrement, avec une augmentation record des prix de l’immobilier résidentiel. Le prix médian des maisons unifamiliales a augmenté de manière impressionnante de 17 pour cent, atteignant 450 000 dollars, faisant de la ville l’un des marchés les plus « chauds » du Canada.

« La pénurie exceptionnelle d’offre a conduit à une hausse particulièrement marquée des prix », a noté Camille Laberge, économiste senior de l’association.

À Montréal, le prix médian des logements a grimpé à environ 635 000 dollars — une hausse moins rapide que celle de Québec ou de Saguenay, mais néanmoins significative.

Les régions de villégiature, telles que Mont-Tremblant et les Cantons de l’Est, connaissent également un regain d’activité, attirant des acheteurs fortunés, orientés vers un mode de vie rural et des investissements. Selon la société Engel & Völkers, une reprise est également observée dans le segment de l’immobilier de luxe à Montréal.

Tandis que le marché des condominiums montre une légère amélioration en termes d’offre, la pénurie se fait encore particulièrement sentir dans les segments des maisons individuelles et des plex — duplex et triplex, qui sont une caractéristique du parc immobilier du Québec.

L’association provinciale des courtiers continue d’insister sur la nécessité d’augmenter les volumes de construction de logements pour rétablir l’équilibre.


Les courtiers dans la nouvelle réalité

Il n’y a pas si longtemps, le Québec était considéré comme une région sans fluctuations brusques sur le marché immobilier. Aujourd’hui, les agents locaux doivent s’adapter à une dynamique fondamentalement différente.

« La demande reste élevée, surtout pour les biens prêts à être occupés dans de bons quartiers et pour les biens immobiliers générant des revenus fiables », souligne Josiane Pépin, vice-présidente de Remax Bardagi à Montréal.

Selon elle, Québec est actuellement le plus actif, tandis que le marché du Grand Montréal reste solide grâce à son ampleur et à un flux constant d’acheteurs, bien qu’il soit plus sensible aux prix, et que les transactions dans le segment supérieur prennent plus de temps. Gatineau maintient également des positions solides.

Les régulateurs professionnels du marché travaillent également activement.

« La réglementation est assez stricte chez nous, mais toutes les informations ne sont pas claires pour le grand public », déclare le courtier Remax Nicolas Geoffroy-Brouillet, qui supervise des bureaux à Québec et Trois-Rivières. — « Notre tâche est d’expliquer aux clients les nouvelles règles ».

Son souhait — bien que peu probable — est une période de stabilité sans nouvelles réformes, afin que les acteurs du marché puissent s’adapter à tous les changements introduits ces dernières années. Parmi ceux-ci figurent l’augmentation de la transparence des transactions, le renforcement de la protection des consommateurs, le durcissement des règles de location et la réforme des condominiums.

Une inquiétude supplémentaire est soulevée par la préparation d’une nouvelle approche réglementaire concernant les cartes mises à jour des zones inondables, ce qui pousse certains propriétaires à craindre une baisse de la valeur de leur propriété.

Le ralentissement de la croissance démographique, en particulier à Montréal, pourrait refroidir la demande. En même temps, de grands projets d’investissement publics — y compris la ligne de train à grande vitesse discutée entre Toronto, Montréal et Québec — pourraient raviver l’intérêt pour le marché.

Comme on dit, qui vivra verra — nous verrons bien.

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